dimanche 23 mars 2008

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samedi 8 septembre 2007

Le lac d'Oô...clic ici pour zoomer à 640 × 432

lundi 28 mai 2007

Récit de Barèges à Bagnières de Luchon, suite & fin du trekk ...

  • 7ème étape: Luz ~ Barèges 740m de montée / 238m de descente.
Départ en direction de Barèges on est à mi-parcours , on a déjà fait un paquet de dénivelées et j’ai les mollets comme des ventres de lapin, moi qui suis plutôt mince, ça tombe bien, je vérifierai çà en rentrant, devant le miroir, si le mec est aussi bien que çà ??? En fait je pense sérieusement avoir maigri… Avec un tel régime, wath-watcher et un premier communiant à côté, et je me rappelle surtout de la vue magnifique de Barèges se trouvant 210m plus bas, depuis le gué de Bolou 1460m après être passés Gouret d’Ousset 1322m. On arrive à une espèce de grand bâtiment qui ressemble plus à un hôpital qu’à un refuge… D’où son nom l’Hospitalet, mais d’une grande convivialité, un peu spartiate certes, mais chaleureux, où on fait un peu tout soit même, sauf le diner ! Et nous en avons tous besoin, je me rappelle d’un goulasch sans pareille, avec du riz…enfin vous connaissez ses vertus ??? bref de quoi remettre les choses à leur place.

  • 8ème étape: Barèges - lac d'Orédon montée / 653m de descente
Le lendemain, départ de bonne heure, avec un brouillard à couper au couteau, nous empruntons la D918 sur cette route mythique plus appropriée aux cyclistes qu’aux marcheurs, pas d’atermoiements, faut y aller… et c’est en chantant que nous attaquons le fameux Tourmalet jusqu’à un virage à gauche, et ensuite, direction le col de Madamète à 2509m alors que barèges se trouve à 1240m ça fait tout de même 1269m à se taper dans le brouillard, autant te dire que ce fut pas une partie de plaisir ! Mais les dieux sont avec nous et presque arrivés au col, le temps de débarbouille et un soleil, certes frais, nous éclabousse comme un gosse qui saute dans une flaque ! Et c’est une pure merveille ce col de Madamète, avec ses rochers couverts de lichens de toutes les couleurs, nous arrivons bientôt dans le fameux massif et réserve naturelle du Néouvielle.
Puis nous arrivons dans un endroit idyllique, on se croirait dans un autre monde, nous découvrons les merveilleux lacs d’Aumar et Aubert avec des résineux vieux de 500 ans tous rabougris, ici la nature défend son territoire. On passe une espèce de petit parcours tortillonné entre les 2 lacs, on arrive sur une route visiblement très fréquentée par les touristes, et c’est là que Christian, l’organisateur de ce périple, topo guide à la main, saute dans le talus et décide de couper court par les laquettes pour arriver à l’étape qui est le lac et le refuge d’Orédon. Je me souviens d’une fin d’étape très difficile, sur le bord d’un torrent, avec des griffures plein les jambes ainsi que des courbatures comme c’est pas permis…
On arrive au refuge pas loin du barrage donc au bord du de ce lac magnifique assez encaissé, nous avons la visite d’une belle des Pyrénées… Il s’agit d’un chien superbe en robe blanche qui lèche tout ce qui bouge… A table, c’est pire qu’au Ritz, tu bouges un sourcil et le voilà à tes cotés prêt à recevoir ton obole et c’est comme çà avec tout le monde, il n’arrête pas ce clébard, il est complètement « chtarbé »

  • 9ème étape: Orédon ~ Vielle-Aure 798m de montée / 1854m de descente.
Une bonne nuit et nous voilà le lendemain fin prêts pour aller vers Vielle-Aure, mais auparavant nous devons aller au col d’Estoudou à 2260m en passant par le fameux lac de L’Oule, vers lequel on arrive par le coté et c’est une pure merveille, on le contourne un moment puis on le perd de vue après s’être un peu attardés, tellement c’est beau et reposant ! Bifurcation du Bastan puis remontée au col du Portet à 2215m, on passe par une large croupe herbeuse et on saute dans la vallée… Trèèèèèèèès longue descente jusqu’à Vielle-Aure. A cette époque, les portables n’existaient pas et enfin dans le village, un téléphone à carte, je téléphone à ma grand-mère de 90 ans que j’avais laissée en Franche-Comté… Pas de réponse, mais bon, elle n’était pas seule, son fils veillait sur elle… Mais quand-même. A partir de là, je pressentais, sans le savoir, quelque chose dont on reparlera plus tard !

  • 10ème étape: Vielle-Aure ~ Germe 1155m de montée / 612m de descente.
J’ai peu de souvenir de l’étape suivante et pourtant il y avait une montée de 786m pour aller à Gouret de Latuhe avec une descente sur Loudenvielle de 616m et remontée de 369m OUF…

  • 11ème étape: Germe ~ lac d'Ôo 1157m de montée / 992m de descente.
L’étape suivante nous emmenaient au lac d’Ôo…En sortant de Germe nous montons à un vaste replat à 1600m puis un bon petit coup de cul nous fait grimper presque d’un seul coup à 2131m à Gouret d’Esquierry, puis une grande descente aux granges d’Astau, on repart sur la droite sur un beau chemin assez large qui monte en serpentant jusqu’au refuge du lac d’Ôo, nous avons le temps d’admirer le lac puisque le refuge se trouve juste au bout du barrage… Et juste en face une très grande cascade qui vient presque se jeter à l’autre bout du lac, c’est magnifique et on mange devine quoi ??? une superbe truite grillée aux amendes ! je t’ai bien eu !!!

  • 12ème étape: lac d'Ôo ~ Luchon 771m de montée / 1625m de descente.
Petit déjeuner au chocolat croissants chauds, c’est pas très courant en montagne mais il en fut ainsi. Au départ, on marche un peu sur la digue du barrage, puis on s’élève rapidement pour voir ce superbe lac d’Öo d’en haut, c’est pas simple à dire tout çà ! Puis on arrive au cairn qui nous fait bifurquer sur Super Bagnières puis on grimpe jusqu’à la Hourquette de Houts secs à 2275m , c’est sublime surtout quand on sait que c’est bientôt fini, on s’en met plein les yeux ! Puis le col de Goume de Bourg à 2272m et là ; on assiste au passage de ce col par 3000 moutons qu’un seul berger et 5 chiens dirigent de main de maître et en l’espace de ½ heure c’est fait, sans qu’un seul mouton ne fut mordu ni même apeuré ! les chiens " Border- colley " sont de véritables artistes et le berger ne leur fait que des gestes pour les guider dans leur recherche, avec une espèce de grande canne munie d'un crochet. Puis on se dirige à flanc de coteau sur un chemin assez scabreux jusqu’à un petit plateau d’où on distingue de loin la station de Super Bagnières. 1h heure plus tard nous y sommes et nous attaquons une interminable descente à flanc de coteau jusqu’à Bagnière de Luchon. Nous devions normalement prendre un petit train de montagne qui devait nous ramener jusqu’à Montréjeau, mais c’est en bus que nous avons fait ce voyage, à mon grand regret. Je commence à être très inquiet car je n’ai toujours pas de nouvelle de ma Grand-Mère qui ne répond pas. J’apprendrai à mon retour dans un très grand désarroi qu’elle est décédée et inhumée depuis 1 semaine. Sans même que j’en fus averti, mon oncle n’a jamais réussi à me contacter certainement par incompréhension au téléphone avec les différents gardiens de refuges ! c’est sur cette note de tristesse que je termine ce récit un peu comme je l’avais commencé !
  • Au total : 9618m de montée ~ 9846m de descente ~ 1683m d’altitude moyenne ~ 73 heures de marche totale ~ 6h40 de marche moyenne journalière.

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dimanche 14 janvier 2007

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